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Dr. Kahn is the author of The Codebreakers: The Story of Secret Writing, Hitler’s Spies: German Military Intelligence in World War II, and other works on intelligence. O L L I E R PREFACE Preface de La cryptographie dans l’armée française 1881-1814 par Alexandre Ollier Jusqu’à maintenant, les français n’ont pas écrit tant sur l’histoire de la cryptologie en France, bien que cette histoire soit glorieuse. Il existe bien entendu quelques ouvrages sur ce sujet. André Lange et E.-A. Soudart, commandants cryptologiques dans l’armée française en 1914-1918, surveillèrent l’histoire mondiale de la cryptologie dans leur Traité de cryptographie de 1925. Sophie de Lastours examina la cryptanalyse française durant la Grande Guerre dans son livre La France gagne la guerre des codes secrets 1914-1918. Edmond Lerville exposa -- comme le sous-titre l’indique – “le chiffre dans l’histoire” dans Les cahiers secrets de la cryptographie. Et on écrivit des livres anecdotiques, comme celui d’Étienne Bazeries, Les chiffres secrets dévoilés. Mais des ouvrages vraiment érudits écrits par les français sont rares. L’historien français de la poste Eugène Vaillé nous donna l’histoire du cabinet noir. Pierre Lorain exposa la cryptographie de la Résistance dans son Armement clandestin. H. Morin livra quelques souvenirs d’avoir été, comme il dit, “à l’écoute devant Verdun” dans son Service secret. Le Général Marcel Givierge, chef de la Section du Chiffre au Grand Quartier Général de 1914 a 1917, nous dota son mémoire, “18 ans de Souvenirs,” très personnels, ainsi que son “Étude historique sur la Section du Chiffre,” rigoureusement objectif et fondé strictement sur des documents, dont plusieurs maintenant perdus. Ni l’un ni l’autre n’été édité. Ce sont les seuls ouvrages importants écrits par des français pour une recherché plus étendue et plus approfondie qui doit être étudiée beaucoup plus et beaucoup plus savamment qu’on ne l’a fait jusqu’à présent. Des étrangers écrivirent un peu – Christopher Andrew dans son article, qu’il a rédigea en français, “Déchiffrement et diplomatie: le cabinet noir du Quai d’Orsay sous la IIIe Republique,” et si je peux me permettre de citer un de mes propres ouvrages, The Codebreakers, traduit en français comme La Guerre des codes secrets. Enfin un jeune historien, Alexandre Ollier, rectifie cela avec ce livre. Il contemple une des époques les plus brillantes de l’histoire de la cryptologie française à part de celle de Rossignol sous le Roi Soleil et de celle même de la Guerre de ’14. C’est la période de 1870 a 1914, où la France domina toute la cryptologie du monde, ce qui a permis la France de gagner la guerre cryptologique entre 1914 et 1918. Avant Ollier, personne ne fouillait dans les archives pour illuminer la route que la France prit pour accéder à ce succès. Ollier ressucite le général qui peut être appelé le père du renseignement militaire en France, Jules Louis Lewal. Ollier decrit d’autres choses intéressantes et inconnues de cette période: L’armée française employa de 1886 à 1890 un cryptographe qui, avant l’ère des ordinateurs, est le seul à utiliser le principe de transposition. Le cryptologue original Bazeries lutte pour réformer le chiffre militaire. Le ministère de l’Interieur concurrence les Affaires Étrangères. La correspondance privée du télégraphe est surveillée. En 1906, les cryptologues rédigent des notes techniques sur le décryptement de plusieurs systèmes. Les commissions de cryptographie sont maintes fois établies, perimées, ranimées, réorganisées. Le capitaine Givierge décrypte des messages en espagnol et en italien mais éprouve des difficultés avec l’allemand. Une section du chiffre est créée au ministère de la Guerre et puis une autre au Grand Quartier Général. En raison de tout cela, en août 1914 la France est plus avancée en cryptologie que n’importe quelle autre puissance. Ni l’Angleterre ni l’Allemagne n’avaient rien fait en matière de la cryptanalyse. L’Autriche n’était pas aussi avancée que la France. La Russie n’avait de l’expérience qu’en systèmes diplomatiques. Les États-Unis n’ont fait que quelques études élémentaires. Ollier donna une base scientifique à cette recherché et élargit et approfondit notre connaissance de cette période importante dans l’histoire de la cryptologie – période qui se termine par la Grande Guerre, où la cryptologie influença pour la première fois plusieurs évènements majeurs dans l’histoire et surtout dans l’histoire militaire. On lui est reconnaissant de cette oeuvre pionnière. Et on espère qu’elle donnera une inspiration aux autres érudits de l’histoire de la cryptologie et du renseignement français. David Kahn |
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